IMPORTANT !!!

Dans les quelques articles suivants, je vais déposer les premiers jets du livre que je suis en train d'écrire, j'aimerais avoir divers points de vue objectifs quant au fond et à la forme, savoir si vous aimez aussi, ou non, et SURTOUT POURQUOI... Oui, je vous l'accorde, pas facile de dire pourquoi on aime un livre, bien moins que d'exprimer pourquoi on n'aime pas, mais essayez quand même ! ^^

Je rejetterai tout commentaire du style "c'est de la merde" sans fondement. N'oubliez pas que ces pages ne sont que des premiers jets, qui pourront ou non être accordés au manuscrit (celui que j'enverrai aux maisons d'édition). Aussi, c'est pourquoi je vous demande également si vous avez des idées (sachant que je ne dévoile aucune intrigue ici) concernant l'histoire.

Pour résumer :

- Commentez / Critiquez (en bien ou en mal) sur les pages du récit.
- Faites circuler vos idées ici (qu'aimeriez-vous lire dans un livre, quelle intrigue ?)
# Posté le lundi 02 février 2009 09:31
Modifié le lundi 02 février 2009 10:17

ACTUELLEMENT

Dans cet article, je vais simplement écrire l'évolution du blog concernant le roman philosophique et poétique (originellement autofiction en prose poétique). Au gré du jour donc :

- Nouvelle version de ce que j'ai appelé "Prologue" (disons version 2, premier jet modifié)

- Ajout d'un premier jet de la suite au prologue (tant attendue par certains lecteurs)

- Proposition d'un début d'intrigue.


(Grand effort d'auteur, je propose ici quelques pages entières d'écriture ! Certes, avec surement encore des fautes et à paufiner. J'espère simplement ne pas trop en dire, mais suffisamment pour vous donner envie de lire la suite, même s'il ne faut pas s'attendre à de la grande littérature) ^^
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# Posté le dimanche 22 février 2009 11:08
Modifié le dimanche 22 février 2009 11:57

Noir & Blanc



Prologue



Tout a commencé lorsque j'ai ouvert les yeux, en me réveillant, ce matin là. Allongé sur mon lit. Embourbé dans une phase de sommeil. Moi, ici ; entre matelas et couverture : j'y suis bien. Mon réveil a sonné, il indiquait 5h55.

Je l'ai accordé.


Il devait me réveiller à cette heure ce matin, disons six heures.

Il ne l'a pas fait. Il ne répond même plus.
En fait, il ne me doit rien.
Je ne lui ai jamais dit merci.
Ce n'est pas lui qui doit, c'est moi.
Lui, il a sonné. Il sonne toujours.
Je ne réponds plus de rien.
Mon corps agit seul.
Je suis déréglé.


Un geste majestueux. Magistral.
Je stoppe l'alerte du bout des doigts, je désactive l'alarme. Encore une fois, je me suis fait voler mes rêves, saleté de voleur ! Le temps...
 Le temps souvent nous vole la vie que l'on voit passer devant nous, puis devant lui telles ces statues humaines regardant fuir les passagers d'un train qui avance, ou qui recule. Plus tard, j'ouvre les yeux. Et il est à l'heure ce foutu réveil. Je ne serais donc pas en retard au rendez-vous. Un rendez-vous... La notion d'un temps sclérosé, glacée dans l'espace.

Lieu : 20e arrondissement, quartier de Belleville, non loin de la rue des Envierges : la Villa Faucheur. Faucardeur...

 Moissonneur de rêves, aussi de temps, alors subséquemment... d'argent. Voleur ! On y revient, oui. Il est à l'heure, aussi précis que l'est le reste du monde, et France Télévision. Ne voyez-vous pas là l'absurdité de cette situation ? Même le curseur clignotant du traitement de texte est un indicateur. Il tape les secondes, qui elles, défilent autant que j'aimerais dormir. On dit qu'elles trottent, comme si elles jouaient aux petits chevaux, moi je crois qu'elles galopent, plutôt. Enfin lui, il ne chôme pas pour me réveiller, mais que fait-il le reste du temps ? Il tourne comme le manège enchanté, découle telle l'eau d'une rivière empoisonnée. D'ailleurs, il a le même effet que si j'en buvais, celui de me pourrir l'existence. Pourtant n'a pas pour but d'envouter mes matinées, ni de me rafraîchir les idées après une nuit passée. Cela fait des années qu'il fonctionne. Il ne pourrait pas être un peu humain par moments, me laisser avec mon temps ! Il a bien le sien, qu'il me laisse le mien ! Je crois que le temps, il ne faut pas s'attendre à ce qu'on vous l'abandonne, mais il faut l'adopter.
N'entendez-vous pas là le mot « temps » comme le Tic-tac d'une horloge ? Cela ne vous choque pas la première fois, ni la deuxième, puis vous vous habituez, vous ne l'écoutez pas, ne l'entendez même plus... Pourtant, il résonne en vous comme le tintement d'une cloche qui aurait finie de sonner. Tic. Tac. Ding. Dong. Le temps découle, vous le savez, inconsciemment vous le savez, vous pouvez même entendre son ruissellement, surtout en vous.

 Vous êtes impuissants. Il y a de ces forces qui nous échappent, qu'on ne peut contrôler, si bien qu'on n'essaie même pas. C'est ce que je vais vous raconter. Je me lève enfin de mon lit, descend les escaliers, prend mon petit déjeuné, scrutant non sans effroi les aiguilles du beffroi, qui se sont arrêtées. Remarquez comme tout est relatif, il m'aura fallu bien moins de temps pour ouvrir les yeux que pour vous raconter que mes yeux se sont ouverts...

Foutu réveil !


# Posté le lundi 02 février 2009 09:38
Modifié le dimanche 22 février 2009 11:19

Noir & Blanc (suite 1)



Aujourd'hui, je dois rencontrer monsieur Schulz. Quelqu'un m'a conseillé d'aller le voir. Cette personne m'a dit que monsieur Schulz aurait une histoire intéressante à me raconter. Je ne sais qui était cette personne et je ne connais pas ce monsieur Schulz.

Je n'ai pas de travail, plus de femme. Elle a fait nos enfants sans moi. Désormais, je passe un tiers de mon temps à dormir et le reste à ne rien faire que des petits évènements monotones. Quand elle était encore là, je faisais le contraire, il faut dire que j'ai beaucoup plus d'occupations depuis qu'elle est partie. D'après que... je ne m'occupais pas assez d'elle, ou de ses fleurs. Notre amour s'est fané.
Je n'aime pas trop les histoires. J'ai hérité de mon père. Je n'aime pas dormir. Non plus penser que je ne fais rien. Alors je passe le plus clair de mon temps à écrire.

Je ne suis pas écrivain. Je ne suis pas même artiste.

Je ne sors qu'une fois par semaine, le jeudi, acheter mes vivres, suffisamment pour attendre le prochain. Je n'ai que peu d'amis, et la plupart ne sont pas humains, un chien en fin de vie ou de mandat comme j'aime à dire, je l'ai appelé Ysokras. C'est cette espèce de chien croisé, qui a une tête à faire peur, que beaucoup qualifient de sale race, ou de bâtard. Pourtant, on le reconnaît pour sa fainéantise, une sorte de paillasson ambulant qui aime buller devant une porte au soleil, sur le pallier se faisant une cure de sommeil. J'ai longtemps cru que Ysokras avait la rage, ayant tendance à vouloir mordre, montrant ses crocs, heureusement il ne l'avait pas et j'ai pu le faire dresser. Regarde dans quel état tu es aujourd'hui, mon ami... Tu ne sers plus qu'à épandre la poussière. Misérable chien, partout où tu es passé il n'y avait rien. Désormais, il y a ta misère... J'ai donc aussi deux chattes, la première se nomme Gaïa, la Terre-Mère. On se souviendra : au commencement est le Chaos, une profonde crevasse, suivi par Gaïa et Éros (l'Amour). Étymologiquement elle est l'ancêtre maternelle des races divines, mais enfante aussi de nombreux monstres. Elle donna naissance à Carambar, la deuxième chatte, un vrai bonbon.

Je n'aime pas écrire mais cela m'occupe. Le soir, avant de m'endormir, je regarde la télévision, un des plus grands évènements néfastes du temps sur notre cerveau. L'animation n'existe pas d'elle-même, elle naît et elle n'est que par expansion du temps, par déversement du sable d'une partie du sablier à une autre, lui-même assujetti à la suprématie, au souverain Chronos. Le Father Time de Chaos et Éther. Il est le symbole de cette notion relative, propre à l'homme, créée par lui, pour pouvoir se situer dans l'espace, non maîtrisée. Je vous laisse ce questionnement : notre destinée, l'activité, la vie... existent-elles vraiment ?

Il n'y a qu'à me lire pour en comprendre le néfaste.

30 images par seconde pour 1,3 battement de c½ur, j'ai peur, peur d'en ressortir en bradycardie. J'aime la comédie dans son ensemble, télévision, cinéma, théâtre. À la vie comme à la scène, j'aimerais être acteur de ma propre existence, ne plus ressembler à tous ces gens qui ne sont que spectateurs d'eux-mêmes. Alors je préfère les films d'action, où mon c½ur continue son psittacisme. J'aime aussi frôler la tachycardie avec certains films d'angoisse, m'accordant avec le nombre d'images... Trente images pour trois battements de c½ur, la vie puissance 10 ! Hier, j'ai regardé Cashback, un court-métrage de Sean Ellis, je le regarde presque tous les jours. Dans cette réalisation, il est dit que chacun fait passer le temps à sa façon, qu'il passe plus vite si on trouve un moyen d'occuper son esprit, que plus on le regarde, moins la trotteuse trotte et plus elle avance au pas. Pour le personnage principal, sa méthode est de voir le temps arrêté, il réinvente l'amour, comme un peintre qui voit sous ses doigts naître les couleurs du jour, et qui n'en revient pas. (Joe Dassin, Et si tu n'existais pas) Son c½ur surement, bat comme quand je regarde un film d'angoisse, car il est le seul en mouvement dans ce temps arrêté, c'est excitant. Une et seulement une seule et même image inerte pour trois battements de c½ur : l'excitation.

La musique, j'aime.

J'entends beaucoup, voire trop de nouveaux sons à la télévision. Savez-vous que c'est ce flot de créations, artistiques ou non, ce trop plein étouffant qui fera disparaître la grande culture que d'autres ont essayé de nous apporter. Combien de livres, combien de série B, combien de tubes injustifiés... Je n'écoute en général que la musique moderne car je trouve que la contemporaine, à vrai dire nouvelle, est pour sa majeur partie parricide, un tue-culture rendant sourds notamment les jeunes et les vieux atrabilaires, impotents, au monde qui les entoure. La musique moderne n'est pas un coup de marteau que l'on vous inflige à intervalles réguliers comme pour vous enfoncer un clou de culture qui afflige. Le classique, le jazz, le blues, savent accélérer, ralentir et arrêter le temps... pour vous transmettre les seules émotions aptes à vous emmener dans un état de zen, qui est par définition indéfinissable, ou une sensation d'oppression, éveillant vos sens à l'extrême, on appelle cela : l'extase. D'aucun diront qu'ils n'aiment guère le modernisme mais devraient affirmer qu'ils ne savent l'écouter et la comprendre, car la musique moderne est une femme.
En parlant de femme, j'aime aussi l'opéra, une des plus belles maîtrise du temps et de l'espace, par la théâtralisation. Aucune voix en or, celle dont les pseudo-stars sont douées, mais bien des diamantées, cristallines dont toutes les femmes rêvent en bijoux.

Le silence, j'aime.





















Je crois que le temps s'est arrêté un court instant, j'ose espérer que cela vous a été fort plaisant, car les mots aussi ont un pouvoir, l'arrêt de communication serait comme une morsure d'Adam contre Eve, d'après que ces deux eussent mordu les fruits défendus, une mort sûre de l'âme...

Je suis si excité à l'idée de rencontrer monsieur Schulz !

# Posté le lundi 02 février 2009 10:03
Modifié le dimanche 22 février 2009 11:41

Noir et Blanc (suite 2)

MR SCHULZ



Breakfast, deux toasts, rien de bien passionnant, une douche et un brossage de dents. J'ai enfilé ma veste des grandes occasions, me suis mis sur mon trente et un et je suis parti dans mon plus bel apparat rencontrer cette personne. À peine sorti de chez moi, je savais que j'allais vivre un long périple, déjà bien avant de lui serrer la main, puis après. Je ne suis qu'un homme de province, alors j'ai commencé par prendre la voiture pour me rendre à Paris, puis jusqu'au métro le plus proche, heureusement je suis partit tôt ce matin. Après une bonne heure de route et une autre d'embouteillage, dans la capitale, j'ai pu enfin me glisser dans un wagon. D'une odeur pestilentielle, infecte par les efflux de pisse qu'on y retrouve en exhalaison, et nauséabonde par l'effluve puante des corps entassés transpirants comme des cadavres en décomposition.
Ils doivent être habitués, ils ont subit cette putréfaction pendant tant d'années qu'ils en ont acquiescé l'émanation qui s'en suivit. Je ne vais tout de même pas leur avouer que j'utilise du savon de Marseille ! Dont ils amoindrissent l'efficacité et le doux parfum... Je me mets simplement à la place de tous ces étrangers, pour la plupart asiatiques qui eux attendent tant de la capitale et dont la culture et les parcs sentent bon. Le métro parisien est presque aussi célèbre que la Tour Eiffel et surement le premier pied à terre lorsque l'on visite Paris. Je ne suis pas là pour la visite, mon wagon va arriver dans le 20e arrondissement, je me prépare à bondir hors de cette macabre cage. Les portes s'ouvrent. Voilà qui est fait, il ne me reste plus qu'à revoir la lumière du jour et respirer pleins poumons l'air pollué mais libre et enfin de poursuivre à pieds jusqu'à la Villa Faucheur, espérant ne pas me faire agresser par une vieille dame ou un chien enragé.
J'ai aidé un chien à sortir de la chaussée, qui avait une patte cassée, et le temps pour moi d'achever cet acte de bravoure, je me suis retrouvé à courir si vite que je me suis demandé même, si mes jambes n'auraient pas des poumons, échappant de peu à me faire mordre par un vieille dame.
Il m'attendait alors. On ne s'était pas reconnu dès lors. Il faut dire que l'on ne se connaissait pas encore et que j'eus peine à voir que l'homme qui devait m'attendre au point de rendez vous était devant moi lorsque j'y suis arrivé, tant celui que je recherchais me semblait être le contraire de celui qu'il était. Je ne l'eus compris en fait que lorsque lui-même eu réalisé que l'objet clinquant non loin du lampadaire n'était pas le lampadaire lui-même mais nul autre que moi, objet de sa convoitise. Il s'est approché de moi ; je vous attendais, m'avait-il grommelé. J'eus, à cet instant seulement, ce moment de lucidité qui pousse à se poser certaines questions pour le moins primaires mais existentielles sur le moment : pourquoi m'avoir fait venir ici et pourquoi m'avoir demandé moi, non pas une quelconque autre personne ?

- Pourquoi vous ?

Il me répondit qu'il souhaitait simplement parler à un étranger, et que j'étais pour lui la personne la moins quelconque qu'il ne connaisse pas encore, et sans qui il ne serait pas là aujourd'hui.

- Je ne comprends pas...

J'ai rétorqué que je ne lui avais pourtant pas sauvé la vie. Que je n'étais qu'un riche type qui n'avait que faire de tout l'argent dont il avait hérité et qui restait cloitré chez lui attendant son heure. Que j'espérais tant de cette rencontre, pensant qu'elle serait pour moi une occasion me permettant d'en sortir, de cette malaventure. Que je me demandais ce que je faisais à lui parler à lui, un vieux rabougri à barbe, qui ne m'avait fait venir que pour me dire qu'il désirait parler à un étranger.

- Des étrangers, il y en a à foison dans le tout Paris...

C'est ce que je lui ai répondu, puis l'insultant de vieux fou, j'ai répliqué que je ne voyais vraiment pas quand j'aurais pu lui sauver la vie, et que si tel était le cas, j'aurais mieux fait de ne pas le faire.
Il avait reprit sa pipe au bord des lèvres, crapoté le reste de son tabac :

- Vous le ferez. Vous savez que vous le ferez.

- Que je fasse quoi ?

Si c'était pour lui parler, je ne l'aurais certainement pas fait, je serais retourné à ma case pour me sortir d'une situation inconvenante, m'empêcher d'être importuner plus longtemps.
Et alors que je m'en retournais d'un pas soutenu, il eut affirmé d'un ton sec et assuré :

- Me sauver la vie.

Après un court instant, celui de me remettre face à Schulz, de le dominer même, du regard ; je lui répondis que je ne serais pas apte à lui sauver la vie si je ne l'étais pour patronner la mienne.

Il m'eut dit que je le serais et que mon existence serait vraie si je le faisais exister. Que j'avais le choix, ou de retourner à ma demeure et demeurer à ne plus pouvoir...

Un coup de vent m'avait forcé à rester, il faut dire qu'en y réfléchissant, je n'avais rien de mieux à faire, que ma vie était bien monotone depuis que j'eus perdu mon poisson rouge, et ma femme ; lorsque le bocal a explosé, elle est partit. Je l'eus suivi, essayant de la faire revenir par de belles paroles, mais on n'apprivoise pas une femme. Mon poisson rouge cherchait à nous suivre lui aussi, mais n'arrivait qu'à trépider sur le sol en lino, les morceaux de verre autour, on n'apprivoise pas plus un poisson rouge. À mon retour, il était mort et le vent soufflait très fort. Ils sont partis, je suis resté.
Nous sommes entrés dans un bar et nous nous sommes assis, puis nous avons commandé une aide à l'oubli. Il m'a d'abord demandé si j'avais un crayon, et du papier, je lui répondis que non, mais lui en avait. Il m'a alors sollicité de tout écrire. Je ne suis pourtant pas de ces hommes qui savent écrire. Je ne saurais écrire l'amour et la haine comme Stendhal sut décrire Le Rouge et le Noir, mais Schulz désirait un extrême contraste, entre le noir et le blanc, entre la vie et la mort. Cet homme si laid était un amoureux de la poésie, si belle. C'est ainsi que j'ai rencontré Herman Schulz pour la première fois, et c'est avec enthousiasme que j'ai écris pour lui les autres jours. Il m'eut posé quelques questions sur qui j'étais et ce que j'aimais avant de ne devenir une ordure, riche héritier. C'est à cause de ça qu'elle m'a quitté. Je suis né le 10 septembre. Je n'ai jamais connu mon père et j'aimerais le faire, s'il n'était pas mort l'octobre d'une précédente année. Enfin, ce n'est que plus tard, trop tard, que je m'en suis rendu compte, que de voir un père de son vivant aurait pu me plaire, mais je me satisfis de ne pas en avoir. En revanche, une femme s'est toujours battue contre la vie, pour nous, une pervenche du genre Vinca, une veni vidi vici. Je la nommerais Mère, toujours en mouvement, un peu comme la mer, écume de celle-ci. Un océan de tourments a glissé sur elle, comme la pluie. Qu'une retombée d'eau glissante sur un manteau d'aquacide, car elle renferme les peines dans des rouleaux de sourires limpides. Cette femme ! La première que j'ai pu voir dès lors que mes yeux pouvaient s'ouvrir, elle qui s'en allant venant mettait en jeu sa propre vie pour nous l'offrir, elle me les a donné bleus... Couleur de la Terre comme du Ciel, azur de l'horizon. Elle nous a offert en cadeau tout l'amour que l'on peut donner, puis je me suis mis à Aimer ce qu'elle lisait pour nous endormir, la musique, la poésie et les mots, l'informatique pour ses uns et ses zéros, à Aimer chanter faux pour mes défauts et lire pour m'enrichir, le violon, la harpe et le piano, à Aimer les gens même les plus mauvais, les échecs aussi pour c1 et c0 et tout ce qui est vrai.
À tout cela je rajouterais, mon goût prononcé pour l'art et la culture, le grand cinéma et l'écriture...
Autant que j'aime à jouer la comédie, sur scène comme à la vie, j'aime imaginer des péripéties, aventures pour grands et petits. Ma plume, vous l'aurez compris n'est peut-être pas un héritage ni même un don, elle en reste néanmoins assez délicate pour la prose qui, à tout âge, je le sais, sustente à la langue et au langage, le goût sucré de la liberté, le salé du virtuose.
Ici, je raconte l'histoire plus ou moins vraie d'un soldat inconnu en espérant que son nom restera gravé dans nos mémoires. Achetez (c'est déjà fait) et lisez ce livre comme pour honorer cet homme.
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Achetez-le et lisez-le comme lui-même l'a fait avant de me raconter son histoire. Il est mort avant... et alors ? Parlez-en à vos familles et amis et ennemis aussi, à quiconque vous rencontrez ou croisez dans la rue ou sur les marchés, vous en découlerez le c½ur léger, d'avoir pu parler à des inconnus d'un livre d'un auteur non moins connu, pas même plus d'ailleurs.
Vous ne me croyez pas ? Essayez...
Que c'est énervant de voir toute cette pub à répétition ! Comme s'il suffisait d'en bourrer le crâne des pauvres gens comme on bourre une dinde pour qu'ils en mangent... des livres. Même une dinde n'en voudrait pas... de publicité.
J'en oublierais ma prose poétique ! Si j'étale de riches rimes sur de pauvres pages blanches, non moins belles qu'elles sont blêmes, ce n'est guère pour propagande, seulement satisfaire mes vivres et parfums de lavande. Mais muni d'un donnant vous dropez... d'authenticité.

Un homme se tient là devant moi et me propose un café noir, je l'accepte, y ajoute un nuage de lait, deux sucres en morceaux, Schulz me fait part de son histoire...
# Posté le dimanche 22 février 2009 11:52